La pizza napolitaine rentre au patrimoine de l’Unesco

La pizza, est un des produits les plus vendus et consommés au monde. Son art, un véritable “savoir-faire culinaire” est rentré au patrimoine immatériel de l’Unesco. 

Après le repas gastronomique à la française, c’est une spécialité italienne qui rejoint la liste – symbolique – du patrimoine immatériel de l’Humanité.

Les représentants de l’Unesco, réunis sur l’île sud-coréenne de Jeju pour examiner 34 demandes d’inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel de l’Humanité, ont choisi d’y inclure l’art du pizzaïolo napolitain.

« Victoire », a tweeté le ministre italien de l’Agriculture, Maurizio Martina, saluant « un nouveau pas pour la protection de l’héritage gastronomique et viticole de l’Italie ».

Deux millions de personnes avaient signé une « pétition mondiale » pour soutenir l’inscription de cette pratique culinaire qui se transmet de génération en génération dans le sud de l’Italie.

Alfonso Pecoraro Scano, ancien ministre de l’Agriculture présent à Jeju à l’initiative de la pétition, a ajouté sur le réseau social: “Longue vie à l’art du pizzaïolo napolitain, symbole du produit le plus vendu et consommé sur la planète, la pizza”.

Sergio Miccù, président de l’association des pizzaioli napolitains, avait promis de « distribuer de la pizza gratuite dans les rues » de Naples.

Un savoir-faire daté du XVIe siècle

Au-delà d’une habilité gestuelle spectaculaire, il s’agit d’un « savoir-faire culinaire » qui associe « chansons, sourires, technique, spectacle » et remonte au XVIe siècle, soulignait le dossier de candidature italien.

Quand les premières pizzas sont apparues à Naples, il s’agissait de pains plats conçus avant tout comme une manière rapide et bon marché de nourrir les foules, selon l’historien Antonio Mattozzi. La tradition s’est développée et les premières pizzerias sont apparues à la fin du XVIIIe siècle. Mais il a fallu encore près d’un siècle pour qu’elles essaiment hors de Naples.

La liste de l’Unesco s’allonge

La liste créée en 2003 comptait déjà 365 entrées rassemblant traditions, diverses formes d’art ou des célébrations, comme le flamenco espagnol ou le batik indonésien, ou des traditions plus obscures comme le rituel de Mongolie pour amadouer les chamelles ou le festival de lutte à l’huile de Kirkpinar, en Turquie.

Elle s’agrémente désormais de l’Al-Qatt Al-Asiri, forme d’art spontané traditionnelle de la région pratiquée dans la région saoudienne de l’Asir par les femmes qui décorent les murs.

Le Bangladesh et son shital pati, fabrication traditionnelle de nattes tissées avec des bandes de jonc, est aussi reconnu.

Idem pour le kok-boru, jeu équestre traditionnel du Kirghizistan, dans lequel deux équipes de cavaliers tentent de déposer une carcasse de chèvre dans le but de l’adversaire. Aujourd’hui, la carcasse est plutôt remplacée par un moulage, selon l’Unesco.

Pas de commentaire

Réagir à cet article